Haïti - Économie : Bras de fer entre stations d'essence et l'État

Le Ministre du Commerce et de l’Industrie (MCI), Jonas Coffy, a donné une conférence de presse hier lundi 12 octobre 2020, afin de mettre en garde certains propriétaires de stations d’essence ayant décidé de fermer leur service (dont les stations National, Sol, DNC, et Go).

Lors de cette conférence de presse, le titulaire du MCI, rappelant sa mission de protéger les consommateurs, a formellement ordonné à ces propriétaires de stations d’essence de rouvrir, sans délai, leur service afin de continuer d’approvisionner la population.

Dans le cas contraire, ils risquent de tomber sous les sanctions prévues par les lois en vigueur, jusqu’à la suppression du nom de leurs entreprises dans les registres du Ministère.

Le Ministre a aussi souligné que l’État haïtien n’est, sous aucune forme, responsable de cette décision prise par ces propriétaires de stations d’essence. Il s’agirait d’un conflit entre des propriétaires de stations d’essence et des compagnies fournisseurs de carburant a-t-il relaté.

Donc, en aucun cas, ce conflit interne du secteur privé ne doit rendre le pays dysfonctionnel.

Toutefois, le Ministre Jonas Coffy encourage les parties concernées à s’asseoir afin de trouver un compromis à ce problème interne du secteur pétrolier.

Toutefois, pour justifier Jean Pablo Sylvain, responsable de l’association nationale des propriétaires des stations d’essence (ANAPROSS), a déclaré que gouvernement viole le contrat passé entre l’État et les compagnies de pétrole en décidant de ne pas respecter ses obligation. « L’État modifie la structure des prix. Beaucoup d’investisseurs ne veulent pas investir car les autorités de l’État ne veulent pas donner la contrepartie ». Ces compagnies de produits pétroliers en grève dont Go, le National et Total réclament de l’État une somme d’argent prévue par le contrat signé. Ils ont menacé de rester en grève jusqu’à la satisfaction de la demande.

HL/ HaïtiLibre