Dans un communiqué publié le 29 juillet dernier, le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) a annoncé au public « qu’il procède à l’exécution d’un projet baptisé : « Filet de sécurité sociale temporaire et compétences pour les jeunes” ».

Selon le communiqué, le projet en question est financé par la Banque interaméricaine de développement (BID) à hauteur de quarante millions de dollars américains. « Ce projet vise à assurer une protection sociale temporaire  à trente mille (30 000) jeunes vulnérables des quartiers démunis âgés de 18 à 35 ans tout en favorisant leur inclusion économique. Ils sont répartis précisément dans douze communes des départements de l’Ouest, des Nippes, de l’Artibonite, du Nord, du Nord-Est et du Nord-Ouest », peut-on lire dans le communiqué.

Selon le FAES,  le projet comporte trois composantes. « Pour la composante 1 qui concerne la création d’emplois de courte durée, le FAES a déjà recruté des opérateurs tels CARE-CECI, PADF, VIVA RIO, des Organisations non gouvernementales (ONG) oeuvrant en Haïti dans plusieurs domaines. Leur rôle est d’accompagner les communautés ciblées dans la conduite de processus consultatifs devant amener les bénéficiaires à identifier et à prioriser les projets à exécuter. La composante 2 favorisera la formation professionnelle des jeunes tout en les accompagnant à l’incubation d’entreprises. La composante 3 visera le renforcement institutionnel à la gouvernance pour le ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) notamment en ce qui concerne l’intermédiation du travail et le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) », lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, le Fonds d’assistance économique et sociale a fait savoir qu’un autre projet codifié «HA-L1145» est en gestation et dont il va assurer la gestion de l’opération, selon le voeu du gouvernement à travers le ministère de l’Economie et des Finances (MEF).

« Un don de soixante millions de dollars ($US 60.000 000) a, en ce sens, été approuvé par la BID pour financer l’implémentation de ce projet dénommé ”Filet de sécurité pour les personnes vulnérables de la population haïtienne qui sont touchées par le coronavirus”. Ledit projet, qui s’étend sur dix-huit mois, permettra de contribuer à garantir des conditions minimales de qualité de vie pour les personnes vulnérables en leur assurant un minimum de revenu dans l’immédiat et pendant leur rétablissement », précise le FAES.

Selon le communiqué, ce projet comprend  trois volets. « Étendre le financement d’un programme de cantine scolaire exécuté par le Bureau de nutrition et de développement (BND) à plus de 100 000 enfants dans environ 350 écoles réparties dans les départements de l’Ouest, du Centre, de l’Artibonite, du Nord, du Nord-Est et du Nord-Ouest en leur offrant un apport alimentaire et nutritionnel durant les jours de classe de la nouvelle année scolaire 2020/2021.

Appuyer les populations vulnérables dans le secteur informel dont les noms ne figurent pas sur la liste du programme de transfert d’argent du gouvernement. Les actions seront exécutées par le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Association des volontaires pour le service international (AVSI) où près de 94 000 ménages en situation d’urgence alimentaire en dehors de Port-au-Prince et près de 30 000 dans la commune de Cité Soleil et du quartier de Martissant qui sont en situation d’extrême pauvreté bénéficieront de transferts en nature et en espèces sur une durée limitée pour faciliter leur alimentation.

Appuyer les populations en situation de vulnérabilité travaillant dans le secteur formel et qui ne sont pas concernées par le programme de transfert d’argent du gouvernement. Ce dernier aidera les compagnies du secteur textile à maintenir l’octroi d’un revenu minimum aux ouvriers pour faciliter leur alimentation en cas de nouvelle fermeture des usines face à la propagation du virus.

« Cette opération qui sera assurée par le FAES permettra au gouvernement de soutenir la population face aux besoins liés aux effets de la pandémie de Covid-19 », détaille-t-on dans le communiqué.

Le FAES a précisé que ce projet sera mis en oeuvre en collaboration avec les collectivités territoriales, la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) entre autres. Ce, précise-t-on, suivant une stratégie participative élaborée par l’institution dans le cadre de l’exécution dudit projet.