Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), intitulé « Emploi et questions sociales dans le monde », Haïti figure parmi le top 10 des pays où le taux de chômage est le plus élevé au monde. Avec un total de 40,60 %, Haïti occupe la 4e place dans cette liste qui est dominée par des pays du continent africain. D’après les données présentées dans ce rapport, on a remarqué qu’Haïti fait mieux que trois pays qui sont le Burkina Faso, 77 %, la Syrie, 50 % et le Sénégal, 48 %. Ils sont classés respectivement 1e, 2e et 3e dans le top 10 des pays les plus touchés par ce fléau.

 

« Emploi et questions sociales dans le monde – tendance 2020 » est le nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail. Dans ce dernier rapport, l’OIT présente un tour d’horizon des tendances régionales et mondiales en matière d’emploi, de chômage, de participation au marché du travail et de productivité.

En lisant le rapport, on voit qu’il traite aussi, la qualité des emplois en évoquant la situation professionnelle, l’emploi informel et la question des travailleurs pauvres. S’agissant du chômage, l’OIT fait savoir que les jeunes de tous les pays du monde sont confrontés à un risque de chômage plus élevé que les adultes, mais ce phénomène est particulièrement remarqué dans le continent africain.

Le taux de chômage mondial s’est établi à 5,4 % en 2019 et devrait demeurer essentiellement le même au cours des deux prochaines années. Les pays les plus frappés par ce phénomène sont classés comme suit :

Le Burkina Faso, avec un taux de 77 % qui occupe la première place, la Syrie en deuxième avec 50 %, suivi du Sénégal, 48 % et d’Haïti avec 40,6 %, respectivement 3e et 4e dans le top des 10 pays où le taux de chômage est le plus élevé au monde.

En 5e position et en 6e position, on trouve le Kenya et le Djibouti avec un total de 40 % chacun. La République du Congo et l’ile Marshall quant à eux, gagnent la 7e et la 8e place avec 36 % chacun. La Namibie se positionne en 9e dans le classement avec 34 % et en tout dernier, on trouve le Kiribati avec 30,6 % et du coup, fait mieux que les neufs pays du top 10.

Tout s’en intéresse aussi aux inégalités sur le marché du travail. À partir des données et d’estimations nouvelles, le rapport montre qu’à l’échelle mondiale, les inégalités des revenus sont supérieures à ce que l’on croyait jusqu’à présent, surtout dans les pays en développement.

Par ailleurs, le présent rapport souligne que le nombre de chômeurs devrait augmenter d’environ 2,5 millions en 2020. « Le chômage mondial est resté relativement stable au cours des neuf dernières années, mais le ralentissement de la croissance économique signifie qu’à mesure que la main-d’œuvre augmente à l’échelle mondiale, les emplois créés ne sont pas suffisamment nombreux pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail ».

Selon, le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, pour des millions de gens ordinaires, il est de plus en plus difficile de vivre mieux grâce au travail. « La persistance et l’ampleur de l’exclusion et des inégalités professionnelles les empêchent de trouver un emploi décent et d’accéder à un avenir meilleur », a déclaré M Ryder.

D’après le rapport, la pauvreté au travail, modéré ou extrême devrait augmenter en 2020-2021 dans les pays en développement, faisant davantage obstacle à la réalisation de l’objectif de développement durable (ODD-1) », relatif à l’éradication de la pauvreté partout dans le monde ici à 2030. La pauvreté actuelle (c’est-à-dire, des gains inférieurs à 3,20 dollars par jour en termes de parité de pouvoir d’achat) touche plus de 630 millions de travailleurs, soit une personne sur cinq dans la population active mondiale.

De surcroît, le rapport avertit que le renforcement des restrictions commerciales et du protectionnisme pourrait avoir de graves répercussions, directes et indirectes, sur l’emploi. À cause de la sous-traitance de la main-d’œuvre et des emplois de mauvaise qualité, d’après l’auteur du rapport, Stefan Kuhn, les économies et les sociétés passent à côté des bénéfices potentiels que représente ce vaste réservoir de talents humains. « Nous ne trouverons une voie de développement durable et inclusif qu’en nous attaquant à ces inégalités sur le marché du travail et en favorisant l’accès au travail décent », a dit l’auteur.

Cependant, concernant la croissance économique, l’auteur via le rapport dit constater que le rythme et la nature actuels de la croissance freinent les efforts déployés en vue réduire la pauvreté et d’améliorer les conditions de travail dans les pays à faibles revenus. De ce fait, il recommande de faire évoluer le type de croissance pour encourager les activités à forte valeur ajoutée, en opérant une transformation structurelle, une modernisation technologique et une diversification des activités.

Peterson Jean Gilles