P-au-P, 11 sept. 2020 [AlterPresse] — L’Office de la protection de la citoyenne et du citoyen (Opc) appelle les autorités à prendre des mesures adéquates, visant à assurer la protection des élèves ainsi que des établissements scolaires, dans un communiqué dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp) devrait s’efforcer de trouver une entente avec les syndicats d’enseignantes et d’enseignants, en vue de favoriser la présence des professeurs dans les écoles publiques et les lycées.

Les mardi 8 et mercredi 9 septembre 2020, des élèves d’écoles et de lycées ont attaqué à Port-au-Prince, le lycée Fritz Pierre Louis, les collèges Le Normalien, Roger Anglade, Canado haïtien.

Le lundi 7 septembre 2020, plusieurs élèves et enseignants ont été blessés, suite à des affrontements entre élèves, au moment où des protestataires tentaient de relâcher de force l’école Divine miséricorde aux Gonaïves (haut Artibonite).

Le mardi 25 août 2020, un élève du Nouveau secondaire 3 (NS3) au Lycée Pinchinat, qui participait à un mouvement d’élèves à Jacmel, a été malmené, par des agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (Udmo) du Sud-Est.

Le mardi 18 août 2020, le directeur du Collège Archimède a été tabassé par un groupe d’élèves d’écoles publiques et de lycées de Saint-Marc (bas Artibonite).

Le lundi 17 août 2020, au moins deux enseignants ont été blessés, suite à des mouvements de protestation des élèves du Lycée Pinchinat à Jacmel (Sud-Est).

Le fonctionnement des écoles, tant publiques que privés, a été aussi perturbé, suite aux affrontements entre groupes armés dans les quartiers de Bel Air et de bas Delmas, à Port-au-Prince.

L’Office de la protection de la citoyenne et du citoyen condamne ces actes, qui constituent des violations du droit à l’éducation et de protection des enfants, garanti par la constitution haïtienne et la Convention relative aux droits de l’enfant.

L’Opc invite aussi les élèves et les jeunes protestataires à éviter toutes formes de violence et à faire preuve de discipline, de civisme et de retenue dans leurs revendications.

La question de l’éducation doit être résolue dans la sérénité, non par la violence, souhaite l’Office de la protection de la citoyenne et du citoyen.

Par ailleurs, des mandats d’amener ont été émis, le jeudi 10 septembre 2020, par le parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince, à l’encontre du coordonnateur de l’Union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh), Josué Mérilien, et de militants politiques, dans le contexte de mobilisations enseignantes et de manifestations lycéennes.

« Voies de fait, suivies de blessures et tentatives d’assassinat, au préjudice des élèves du lycée Marie Jeanne et du collège Canado-Haïtien, sont les chefs d’accusation retenus contre le syndicaliste et les militants politiques indexés.