La formation initiale et continue des enseignants à tous les niveaux ; les stages pratiques pour les étudiants de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ; la conception, l’élaboration et la mise en place de programmes et de projets de recherche en lien avec les commandes du ministère, l’évaluation et l’élaboration des matériels pédagogiques et didactiques, tels sont, entre autres, les points spécifiques visés par le protocole de collaboration signé entre le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et l’UEH, ce lundi 3 février 2020. Le protocole précise aussi l’admission automatique à l’UEH des 25 premiers lauréats du bac.

C’est à l’inspection générale du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) sis à Musseau que l’Université d’État d’Haïti (UEH) représentée par son recteur, Fritz Deshommes, ainsi que le MENFP, par son ministre Pierre Josué Agénor Cadet, ont procédé, lundi 3 février 2020, à la signature d’un protocole de collaboration entre les deux instances. Ce protocole touchera l’UEH dans toutes ses entités de Port-au-Prince et de la Province. Aussi bien, tous les niveaux du système éducatif haïtien, du jardin d’enfants en passant par le primaire et le fondamental au supérieur.

Selon le ministre Cadet, « ce partenariat stratégique permet d’augurer de nouvelles opportunités pour le ministère et de l’UEH, notamment pour les étudiants qui vont pouvoir bénéficier des stages académiques ainsi que des lauréats du Bac qui auront maintenant un accès direct à l’UEH sans passer par le concours d’entrée ». D’après le titulaire du MENFP, la collaboration concerne aussi tous les aspects liés au partage d’expérience dans la mise en œuvre des projets éducatifs.

À en croire le recteur de l’UEH, Fritz Deshommes, ce protocole d’accord entre les deux parties porte spécifiquement sur les points suivants : « la formation initiale et continue des enseignants à tous les niveaux ; les stages pratiques pour les étudiants de l’UEH ; la conception, l’élaboration et la mise en place de programmes et de projets de recherche en lien avec les commandes du ministère ; le renforcement des capacités nationales en matière de planification et de pilotage de l’Éducation ».

En outre, M. Deshommes a indiqué que ce protocole d’accord permettra à chaque partenaire de faire mieux dans le cadre de sa mission, d’utiliser ses ressources à meilleur escient au service de la nation. Selon M. Deshommes, « des dispositions sont déjà annoncées, comme, la création d’un cadre de collaboration entre les UPR et l’UEH en leur qualité d’Universités Publiques, toutes financées par les taxes et impôts des citoyens » ; « l’admission automatique à l’UEH des 25 premiers lauréats du baccalauréat ».

En effet, le document du protocole de collaboration, en son article 3.2 traitant des engagements de l’UEH, énonce entre autres : « offrir annuellement vingt-cinq (25) admissions d’office aux premiers lauréats nationaux du baccalauréat, transmis par le MENFP au terme des examens d’État de fin d’études secondaires » ; « réviser sa conception curriculaire en vue de mieux répondre aux besoins de formation des divers personnels éducatifs et de contribuer à la transformation d’un pays » ; « développer de nouvelles expertises liées au développement du système éducatif ».

Quant aux engagements du MENFP, le protocole mentionne, entre autres, en ces termes : « accueillir en stage de complément de formation académique, au besoin et sur demande de l’UEH, les étudiants de l’UEH. Des conventions spécifiques détermineront les modalités de l’organisation des stages » ; « accueillir dans ses établissements les diplômes de l’UEH effectuant leur service social obligatoire « ; « solliciter au besoin les services de l’UEH pour la formation initiale et continue du personnel éducatif et de son personnel administratif », « utiliser les services de l’UEH pour des études et recherches pour lesquelles l’UEH dispose des compétences éprouvées » ; « associe l’UEH aux projets de réforme qu’il initie dans le système éducatif, selon l’expertise de l’UEH ».

Par ailleurs, selon l’article 6 du document, « le protocole est signé pour une durée de cinq ans à compter de la date de sa signature par les deux parties. Il est renouvelé par reconduction tacite à moins d’une objection de l’une des parties, formulée par écrit trois (3) mois avant son expiration ».

Faut-il signaler que c’est un comité composé de trois représentants de l’UEH et de trois représentants du MENFP qui assurera le suivi et l’évaluation du processus de mise en œuvre du protocole.

Wisly Bernard Jean-Baptiste