P-au-P, 14 mai 2020 [AlterPresse] — Des représentantes de plusieurs organisations féministes se sont rendues, ce jeudi 14 mai 2020, au tribunal de la Croix-des Bouquets pour exiger la démission d’Yves Jean-Bart à la tête de la Fédération haïtienne de football, accusé de viols sur de jeunes joueuses de football, a observé l’agence en ligne AlterPresse.

Ces organisations féministes souhaitent que lumière soit faite sur les accusations d’abus sexuels, dont auraient été victimes des ffotballeuses mineures dans le Centre technique national de Croix-des-Bouquets (municipalité au nord-est de la capitale, Port-au-Prince).

Des responsables de Solidarite fanm ayisyèn (Sofa), Kay Fanm et Fondasyon Toya ont fait le déplacement, pour réaffirmer leur position, à l’occasion de la séance d’audition de Yves Jean-Bart, qui était prévue au tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets.

Une prochaine audition est fixée au mercrredi 20 mai 2020.

Yves (Dadou) Jean-Bart est la principale personne, qui devrait manifester beaucoup plus d’intérêt, pour que la lumière soit faite sur cette affaire, estime la coordonnatrice de Kay Fanm, Yolette Jeanty, dans un entretien à AlterPresse.

« A cause de la pandémie de Covid-19 (le nouveau coronavirus), nous voulions faire un acte symbolique, car les grand rassemblements ne sont plus de mise actuellement. Mais, c’était important pour nous de faire le déplacement. Nous avons toutees et tous intérêt à ce que l’enquête de la justice haïtienne aboutisse, parce que c’est une très mauvaise chose pour Haïti. », déclare Kay Fanm.

Suite aux témoignages, le mercredi 13 mai 2020, de six entraineurs de football au parquet, près le tribunal civil de Croix-des-Bouquets, d’autres personnalités clés vont être auditionnées dans cette enquête judicaire, a informé le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets, Maxime Augustin.

L’avocat d’Yves Jean-Bart, Me. Stanley Gaston continue de défendre, avec détermination, son client, en réaffirmant qu’il n’a pas de dossier.

« Puisqu’il n’y a ni de victime, ni de plaignante, donc, il n’y a pas d’abus sexuel ».

Me. Gaston indique qu’il détient une version audio de conversation entre Romain Molina – auteur de l’article d’accusations d’abus sexuels d’Yves Jean-Bart sur des footballeuses mineures, dans le journal britannique « The Guardian » – et des complices en Haïti.

« Des traîtres haïtiens se liguent avec un petit blanc français, dénommé Romain Molina, pour semer le désordre chez nous. Nous allons les poursuivre en Haïti et à l’étranger. », menace-t-il.

La défense, qui ne jure que par l’innocence d’Yves Jean-Bart, informe qu’à partir de la semaine prochaine, elle va communiquer, à la presse, un document judiciaire d’une plainte, qu’elle va déposer en France contre le principal enquêteur de la ‘’Fhfgate’’, le journaliste Romain Molina.