Source http://www.lenational.org/

Depuis le 19 mars 2020, le pays fait face à la propagation du nouveau Corona virus. Cette situation entraîne un arrêt presque complet au niveau de la Fédération haïtienne de volleyball (FHVB). Il n’y a pas de compétition, pas d’entraînement, pas de réunion. Toutefois, l’institution dirigée par Margarette Graham travaille sur la mise en jambe des présélectionnés et attend le départ de quatre volleyeurs pour un stage aux États-Unis.

La Fédération haïtienne de volleyball, comme d’autres secteurs, a suspendu depuis le début du mois de mars ses principales activités à cause du nouveau Corona virus qui frappe le pays. La FHVB a suivi les consignes données par l’État haïtien et plus particulièrement le ministère de la Santé publique et de la Population.

Pour Margarette Graham, présidente de ladite fédération, c’est une situation imprévisible qui met le monde à genoux et même les plus grandes puissances. Elle précise que les amants du volleyball attendront encore quelque temps avant la reprise des activités.

« Nous ne pouvons pas faire aucune projection, car nul ne sait quand on va sortir de cette situation. On parle du mois de septembre pour que le pays sorte de l’emprise de ce virus, ce qui renvoie toutes nos planifications et activités pour la fin de ce mois et même au-delà de septembre », déclare Margarette Graham au micro de Smith Griffon.

Ce qui n’empêche pas que la FHVB a trouvé un moyen adapté d’aider physiquement les joueurs susceptibles de faire partie de l’équipe nationale. Une façon pour ces athlètes de garder une discipline de travail, selon Mme Graham: « Toutefois, au niveau de la fédération, nous essayons de garder en jambe nos présélectionnés, garçons et filles, de toutes les catégories, à partir de 17 ans. Pour réaliser ce programme, nous avons des entraîneurs fédéraux qui ont préparé un programme d’exercices de mise en train qu’ils ont envoyé aux athlètes. Ces derniers ont pour obligation d’enregistrer la vidéo de l’exécution de ces mouvements. Cela permettra aux entraîneurs d’apporter des corrections. Mais pour l’instant nous ne pouvons rien faire sur le terrain », explique-t-elle.

La prochaine étape, suivant les informations fournies par la présidente, sera de distribuer des ballons aux jeunes pour qu’ils puissent s’entraîner à domicile. Ce qui est intéressant, c’est qu’en volleyball le mur d’une maison peut être un bon partenaire d’entraînement pour n’importe quel athlète. Elle reconnait toutefois que ces petits exercices sont insuffisants pour la préparation des jeunes, mais ils leur permettent un minimum dans cette période difficile.

Outre la paralysie des activités de terrain à la FHVB, Margarette Graham a aussi annoncé que quatre jeunes volleyeurs sont en attente d’un stage aux États-Unis. Elle espère que ces jeunes seront à la hauteur de l’exigence du recruteur. C’est pour cela que sa fédération s’engage à les aider.

« Pendant cette période, il y a un recruteur américain qui nous a contactés au sujet de quatre de nos présélectionnés. Il les a vus dans des vidéos que nous lui avons envoyées. Il exige que ces jeunes passent un examen de Toefl afin d’évaluer leur niveau en anglais. Depuis un mois, ils sont encadrés par un entraîneur pour qu’ils puissent être prêts à subir cet examen à partir du mois d’aout et probablement rejoindre une université américaine », espère la tête pensante du volleyball haïtien.

Elle en a profité pour critiquer le dernier budget rectificatif récemment adopté par le gouvernement en place, qui a alloué un montant misérable de 653, 288, 932 Gourdes au ministère des Sports.

« Le budget du ministère des Sports ne se répercute pas sur les fédérations. Il est presque essentiellement un budget de fonctionnement. Ce sont les fédérations, les clubs et les athlètes qui font le sport, si le budget ne tient pas compte de ces groupes, dans ce cas permet moi de demander que gère le ministère, à quoi sert ce ministère, ce budget est pour qui et pour faire quoi? Malheureusement, c’est un problème qui ne date pas d’aujourd’hui, mais je crois que c’est le moment de s’asseoir pour le résoudre. Car, s’il est vrai que les fédérations relèvent du privé, mais elles fournissent un service public. C’est le devoir de l’État de les encadrer », exige Margarette Graham.

Kenson Désir